Mercredi 10 août 2011 3 10 /08 /Août /2011 04:13

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      Le contexte peut être réadapté d’une situation de prophétie comme ce fut le cas avec Auguste ou de surprise et de déception dans le cas de César et Brutus à une situation d’encouragement et de stimulation prétentieuse :" d’autres fils de présidents en Afrique l’ont fait, toi aussi tu le feras, mon fils". Et le scénario de se mettre en place : tentative de briguer la mairie de Dakar qui se solda par un échec lamentable, ministère surhumain pour faire croire aux Sénégalais qu’il est au-dessus de tous les ministrables de ce pays sans parler des pouvoirs exorbitants qui empiètent sur presque tous ceux des autres ministres, y compris le premier d’entre eux, mise en place de réseaux dans toutes les sphères du pouvoir et jusque dans des mosquées de la banlieue avec l’Association des imams de la GC de la banlieue. Suprême sacrilège ! Ces derniers auraient même organisé des séances de récitals du Coran pour la gloire du prince, ayant évidemment à l’esprit l’enveloppe qui suivra."Et n’échangez pas mes révélations contre un vil prix. Et c’est moi que vous devez craindre "Coran, II, 41."Et ne vendez pas Mes enseignements à vil prix.", V, 44 ;leurs invocations n’iront pas plus loin que le bout de leurs lèvres, et ils le savent très bien.

         D’une manière générale, dans ce Sénégal de l’alternance, les fils des grands sont des intouchables, presque des demi-dieux, des" oints du Seigneur", un peu comme les anciens souverains britanniques qui régnaient par le principe selon lequel "Le roi-ou le prince- est l’élu de Dieu, malheur et damnation à ceux qui osent toucher ou résister à l’oint du Seigneur", Macky SALL en a fait l’expérience, mais- à quelque chose malheur est bon- ce fut pour lui une expérience bénéfique en ce sens qu’elle lui a permis de quitter cette galère maléfique dans laquelle il s’était embarqué. Ce sera au tour d’Abdou Latif COULIBALY d’en faire les frais. On ose seulement espérer que la machination diabolique finira en eau de boudin et que la justice n’inversera pas les rôles pour condamner le dénonciateur innocent et laisser en liberté ce coupable qui, soit dit en passant, avait déclaré après avoir quitté le PDS pour le PLS au début des années 90, qu’il préférait " voter pour une chèvre" plutôt que pour l’actuel occupant du palais de Roume.

         Pour en revenir à celui qu’on nous présente comme un politicien chevronné et un financier hors pair, le meilleur de tous les fils du Sénégal, "cet enfant" prodigue, celui "que personne dans l’opposition sénégalaise ne peut battre", il suffira de faire un retour sur les dernières élections locales pour constater qu’il a été défait non pas dans une région, un département, une ville, un centre mais un simple bureau, malgré la présence et le vote des ses puissants soutiens. Ce fut le premier échec du projet de dévolution monarchique dans la République du Sénégal. Cependant, que de méfaits, de torts et de frustrations on aura commis en son nom ! Mais leurs auteurs ne perdent rien pour atteindre ; il est des torts, surtout à l’endroit de ses semblables, que Dieu punit ici-bas, tout patient qu’il est ; il n’atteindra pas l’au-delà pour faire payer auteurs et commanditaires.

         Oser dire à ses compatriotes que son fils est meilleur que les leurs est un manque de considération notoire. L’on a coutume de dire que le Sénégal manque de tout, sauf de ressources humaines prestigieuses. Au nom de tous les dignes pères des dignes fils de ce pays, je vous dirai que nos fils et nos filles sont très intelligents, beaucoup plus intelligents que celui qu’on nous présente sous les traits d’un génie et qu’on veut
imposer aux Sénégalais. On ne compte pas le nombre de fils du pays qui enseignent dans les grandes universités du monde ou qui occupent de hautes fonctions dans les institutions financières internationales. Pour avoir une petite idée de la valeur intellectuelle de ceux et celles qui font la fierté de ce pays, il suffit de se référer au mensuel "REUSSIR" numéro 45 de juin 2010 : " Collèges du Monde Uni : une couveuse de cracks "pages 12 à 19, nos compatriotes y occupent une place très enviée. Ces fils et filles du Sénégal, qui parlent les langues de ce pays qui les a vus naître et auquel ils s’identifient, n’ont pas attendu que leurs pères obtiennent un quelconque pouvoir pour être ce qu’ils sont. En plus des langues du pays, ils parlent le français mieux que votre champion toutes catégories, ce français qui est pourtant sa langue maternelle, et ce, sans faire de fautes grossières chaque fois qu’ils ouvrent la bouche ou qu’ils prennent la plume. Qu’on en finisse donc avec cette histoire de fils prodige !

 

SMD

 

Par SMD
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Dimanche 7 août 2011 7 07 /08 /Août /2011 08:12

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         La majorité présidentielle  s’effrite comme le pouvoir d’achat des Sénégalais. Une à une, comme l’extinction des lucioles en fin de nuits d’hivernage, les formations politiques qui soutiennent le président Wade lui tournent le dos. La Cap 21, en tant qu’organisation, n’est jamais parvenue à se construire une image en dehors de celle de son porte-parole. Que reste-t-il du conglomérat, théorisé sous le label du Front pour l’alternance (Fal), qui a conduit le Pds au pouvoir ? Presque rien…


        Le limogeage du recordman de longévité au ministère des Affaires étrangères (neuf ans), Cheikh Tidiane Gadio, vient de tourner la page des dernières figures de la société civile qui s’étaient engagés avec le « Sopi ».


        Le Pds gouverne (presque) seul alors qu’il n’a ni la majorité sociologique -l’état de l’opinion en témoigne -, ni la majorité électorale –la claque reçue lors des dernières élections locales le prouve-, pour se le permettre. Mais il semble que c’est n’est pas essentiel aux yeux du chef de la majorité présidentielle. Le président de la République essaie de relever le challenge mais, il apparaît bien seul.


       Comme l’effet contraire d’un aimant, à l’épreuve du pouvoir, il exclut ceux qui l’ont toujours soutenu et adule d’autres qui l’ont autrefois exécré. Célébration de la culture de la confrontation ? Culte du cynisme ? Victoire du « soi » ? En tout cas, la volonté de porter son fils au pouvoir ne peut elle seule expliquer la tendance du président Wade à faire la politique de « la terre brûlée » avec ses alliances.


       Le cas Moustapha Niasse a été très vite réglé. Quand on a des ambitions présidentielles, on ne cohabite pas avec Wade. L’unique condition pour demeurer auprés de WADE, c’est de ne pas avoir d’ambitions.  Idrissa Seck l’apprendra sur le tard. Par contre, Macky Sall a été poussé à en  avoir. Aujourd’hui, tout le fameux « Pôle de Gauche », théoricien de la candidature unique entre 1998-2000 pour mettre fin au régime socialiste, est dans l’opposition, à la notable exception de la tendance « Decroix » de Aj/Pads.


      Outrageusement parricide, « l’alternance » tue ses fondateurs. Il est aussi filicinée car égorgeant ses fils. Aujourd’hui, seuls l’Urd de Djibo Kâ et le Parti de la réforme de Agne Abdourahim siègent en conseil des ministres. Or, ces deux partis ne sont pas connus pour être des foudres de guerre, ni ne peuvent être considéré comme des faiseurs de roi.

Il y a un long listing de mésalliances qui disent long sur l’état du spectre de soutien disponible pour le chef de l’Etat. Passons sur le départ des « historiques » de l’alternance du 19 mars 2000. Le Prc de Samba Diouldé Thiam, le Psd/Jant-Bi de Mamour Cissé, le Ptp de Me El Hadj Diouf (tous députés) sont tous pantois face aux us et pratiques du régime-Pds. Mieux, « le vieux » n’en fait qu’à « sa tête », comme le déplorait récemment, le président Lamine Diack, le patron de l’athlétisme mondial.

La seule chose qui compte à ses yeux semble être son projet de dévolution du pouvoir à son fils, le ministre d’Etat, Karim Wade. Justement, une symbolique très forte a été sublimée et renforcée quand le président de la République s’est rendu au bas de l’immeuble Tamaro abritant les services de son fils pour s’enquérir d’un incendie qui y a eu lieu alors qu’il ne l’a pas fait pour les sinistrés de la banlieue dakaroise en butte aux inondations, pour le monde paysan pourtant requinqué par un bon hivernage, pour des représentants de la classe moyenne urbaine éreintés par la conjoncture difficile ; pour personne finalement…


     LE PEUPLE QUI TRINQUE 

     Pire, les Sénégalais, au travers de leurs réactions, semblent particulièrement outrés par l’environnement qui entoure les négociations entre le président de la République et son ancien bras droit, Idrissa Seck. Ils ont l’impression d’être les dindons d’une farce d’autant plus inopportune que le pouvoir en place n’a pas ces fameux ressorts qui permettent à un régime de donner du mou au fil, de pouvoir répliquer, de dire que ses détracteurs ont tort.

La preuve, l’actuel chef du gouvernement, Me Souleymane Ndéné Ndiaye, qui, dans un régime « normal », aurait dû être en première ligne et sous le feu, est aphone, acculé dans ses derniers retranchements de Guinguinéo et du perchoir du building administratif, désarmé avec la posture du supplicié en route vers l’échafaud ; il est traqué comme un renard dans une chasse à courre par des figures de son propre parti politique suivant une logique interne à cette formation politique qui veut que le numéro deux doit être immolé…


     Le président Wade, un homme politique isolé ? L’absence de partage des opinions et jugements peut induire chez le sujet une distorsion importante entre ses idées et la réalité objective. En tout cas, depuis quelques mois, pas à pas, il monte les marches qui mènent au dernier étage de sa tour d’ivoire. Là où l’horizon est dégagé mais où on est seul.


     L’un de ses principaux opposants, Moustapha Niasse répète toujours sa conviction : « Wade gouverne seul, décide seul et se trompe seul ! »  Son interminable liste de ministre conseillers ne lui sert apparemment à rien. Différence de conception sans doute de la posture adéquate du gouvernant. Mais aussi alacrité de l’opposant. Les partisans du président Wade disent par ailleurs que c’est la somme des « trahisons subies » qui explique que la seule personne en qui il puisse faire confiance reste «  son » fils. Seulement, dans ces tourments, dans ces horizons nuageux, dans cet avenir incertain, c’est la populace qui trinque ; encore qu’il cherche à avoir à boire…

SMD

 

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Dimanche 31 juillet 2011 7 31 /07 /Juil /2011 14:01

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Il s’agit d’une personnalité complexe, iconoclaste et imprévisible, insaisissable et difficile à caser dans une quelconque typologie. Abdoulaye Wade est incontestablement l’homme politique le plus constant et le plus déroutant à la fois, dans le microcosme politique Sénégalais. C’est un individu foncièrement atypique.

C’est un véritable monarque et paradoxalement, le dernier grand  démagogue Africain – au vrai sens du terme -, un populiste qui a toujours su flatter le peuple. Et le peuple le lui a toujours rendu jusqu’à l’overdose.

Combatif et teigneux, imperturbable et infatigable malgré l’âge qu’il porte avec beaucoup de vigueur, de jeunesse et d’élégance, Abdoulaye Wade n’a jusqu’à présent jamais été à court d’idée mobilisatrices de l’opinion, qu’on les partage ou les réfute.

Ses idées sont toujours susceptibles de séduire ou d’assommer, de choquer ou d’envouter, aussi bien ses partisans que ses adversaires. Elles ne laissent personne indifférents. L’homme est tenace et jouit d’une rare intelligence de l’action politique et d’une désopilante propension à dire ou à faire tout le contraire de ce que logiquement et légitimement on attendrait de lui.

Abdoulaye Wade tient le pays en haleine et en otage depuis dix ans ! Il ne laisse personne indifférent : ou on est fasciné par lui, ou on est excédé, horripilé par lui. Et dans l’un ou dans l’autre cas, il fait l’actualité et l’a défait ! Il occupe, avec son système, le devant de la scène. Wade amuse, Wade flatte, mais Wade inquiète.

Des Sénégalais ont beaucoup écrit sur lui, soit pour flatter son égo à lui vendre son image ! Soit pour démonter, éventer le mythe dans lequel ses admirateurs, collaborateurs et zélateurs veulent l’envelopper et dans lequel il se complait !

Les gens ont écrit aussi pour dénoncer ses pratiques, sa politique, son populisme, les libertés époustouflantes qu’il sait prendre en politique et dans sa gestion des affaires de la république, notamment en tordant le cou aux conventions sociales et qui frisent souvent le cynisme, les violents coups de ciseaux sur la constitution qui, pourtant, lui avait été taillée sur mesure ; et les malversations dont il est soupçonné ou accusé.

Et tout cela, dans un soucis pour les écrivains et essayistes de rétablir la vérité. Mais, monsieur WADE n’a manifestement cure de cela, comme s’il était, convaincu qu’aucun Sénégalais n’a fait ou ne pourra faire autant que lui pour le pays.

Etant donné que personne, à ses yeux n’est suffisamment intelligent ou à même piger ce qu’il veut vraiment, monsieur le Président a passé son temps à chercher l’être parfait, à faire et à défaire des carrières.

Lorsqu’il dit qu’il ne voit personne de suffisamment apte pour lui succéder, sait-il ou oublie-t-il seulement que sans les Sénégalais il ne serait pas là ? Et les mauvaises langues de se demander ce que Wade  à apporter aux Sénégalais, au point de se comporter comme s’il sortait du commun des mortels !

Mais, en voyant Abdoulaye Wade, candidat sortant, sillonner le pays depuis quelque temps, malgré son âge assez avancé, pour quêter le suffrage des électeurs, l’on ne peut s’empêcher de se dire qu’il semble, enfin, bien se souvenir, après tout, que ce ne sont pas des anges qui l’ont élu au pouvoir, mais bien ses concitoyens !

L’alternance politique au Sénégal a dix ans aujourd’hui ; Gorgui a tout obtenu de ce pays et de ce peuple, mais les choses ne semble bouger que timidement, selon certains Sénégalais, là ou, selon d’autre, la situation globale du pays n’a fait qu’empirer. En tout état de cause, les populations ne rêvent toujours pas et le désenchantement a beaucoup gagné les esprits et les cœurs.

Alors que le Sénégal et les Sénégalais lui ont tout donné, qu’a-t-il lui-même apporter aux sunugalériens depuis qu’il est président, avec toutes les cartes en main, comme jamais aucun chef d’Etat n’a eu à en bénéficier dans ce pays ? Il y’a certainement bien des choses de faites, de réalisées ! Mais que retiennent les Sunugalériens de son bilan ?

Monsieur Wade a une grande capacité à zapper et à évacuer les choses désagréables ou incommodantes, en vous donnant le sentiment que vous n’avez rien compris à rien. Mais parvient-il toujours à en persuader l’autre, son interlocuteur ? On verra bien ce qu’en pense l’électorat auquel il demande encore un mandat.

Abdoulaye Wade  est juriste, économiste, universitariste, informaticien, plasticien, politologue, architecte, paysagiste, stratège, psychologue. Il est bien sûr très très très prés des gens, populiste dans l’âme, sans trop de protocole, accessible, drôle et souriant, avec beaucoup de spontanéité et d’impulsivité, beaucoup d’humour et un regard profond – tout de même dur parfois – qui vous scrute avec méfiance.

SMD.

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Jeudi 3 février 2011 4 03 /02 /Fév /2011 22:09

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       Récemment l’économiste Mobarack Lô, candidat malheureux aux dernières élections locales, avait estimé que la suppression du second tour de l’élection présidentielle ne pouvait être que bénéfique à l’opposition. Depuis, il est dans la tempête. S’il ne la connaîtra pas, le parti dénommé Bloc pour le renforcement de la démocratie au Sénégal (Brds), qui souhaite « l’amnistie totale » pour le président Wade, afin que le Sénégal reparte sur de nouvelles bases, risque de s’opposer au niet de bon nombre de Sénégalais. Car le faire, équivaudrait à ruiner le Sénégal et sacrifier la génération à venir. 


    Probablement que pour le départ du président Wade le Brds est prêt à tous les sacrifices. Mais, accorder une « amnistie totale » au chef de l’État, c’est faire table rase sur les 35 milliards de francs Cfa, qui ont servi à la réparation de l’avion présidentiel et dont plus de la moitié a fini dans des comptes bancaires au Qatar et à Londres dans une banque où travailler son fils et serait assurer l’impunité, d’autant qu’il avait avancé que l’opération n’allait rien coûter au contribuable sénégalais.


    Fermer les yeux sur les agissements du président Wade serait tenter de faire oublier qu’il a été à l’origine du naufrage de 2000 Sénégalais, en septembre 2001, pour n'avoir pas payer le second moteur du bateau le Djola, à bord duquel ils s’étaient embarqués. L’hélice ne coûtait, pourtant, que 300 millions alors qu’au mêmes moments VIVIANE WADE dépensait 17 milliards rien pour la décoration du SANGOMAR ! Que dire à leurs enfants, femmes, époux ; vis-à-vis desquels le président n’a pas tenu tous ses engagements.

Accorder « l’amnistie totale » au président Wade pour la dissolution de l’Assemblée nationale et l’organisation d’élections anticipées, c’est fuir ses responsabilités devant les milliards, 12,5 par an, que ses voyages et ceux de sa famille coûtent au Sénégal ; sans oublier les désagréments qu’ils coûtent à ses hôtes. Le faire reviendrait à conditionner des pratiques d’une époque révolue.


    Accorder « l’amnistie totale » au président Wade, c’est renforcer la perversion des institutions, des valeurs positives, dont la laïcité. Amnistier Wade c’est avaliser le népotisme, la corruption et la mal gouvernance.

L’amnistie totale pour le président Wade serait un crime contre la Justice et la République. C’est dire que l’avenir, politique et juridique, des Wade ne peut être prononcé qu’au soir de la prochaine élection présidentielle. Ce sont les urnes qui la prononceront. Le Sénégal, qui a comme devise « un peuple, un but, une foi », a choisi la démocratie et le progrès. Il doit l’assumer.

Smd1@live.fr

Par SMD
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Samedi 29 janvier 2011 6 29 /01 /Jan /2011 02:31

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La forme de perversion qui heurte le plus nos consciences est celle qui sévit en milieu universitaire. En effet il est difficile de comprendre à priori que des filles censées détenir des connaissances et une éducation moderne susceptible de les préserver des pièges de la vie et de les préparer à un rôle d’avant-garde dans la société-puissent avoir un comportement aussi dégradant en se pliant aux exigences solides  de la prostitution en trahissant sans vergogne leurs parents  et, pour certaines étudiantes bénéficiaires d’une bourse, l’Etat qui leur assure des conditions décentes d’études et d’épanouissement. Une première explication à ce phénomène nous vient à l’esprit: la cupidité et l’attrait des plaisirs factices.

Mais qu’en est-il des jeunes étudiantes abandonnées à leur triste sort dans ce lieu aux multiples tentations qu’est la ville de Dakar? En faisant un réquisitoire contre les différentes abus constatés dans nos sociétés et qui dénaturent nos mœurs; il est primordial de commencer par dénoncer l’attitude de certaines étudiantes qui préfèrent recourir au moyen le plus rapide certes, mais aussi le plus avilissant qu’est la prostitution, pour satisfaire  des besoins urgents ou parfois même des caprices (effets de toilette, habits, frais scolaires, téléphones, iphones…).  Ces filles auraient pu s’engager dans le travail domestique pendant  les vacances, comme le font certaines de leurs braves consœurs pour subvenir à leurs frais d’étude. Beaucoup d’étudiantes en arrivent à cet état de dénaturation, parce qu’elles ne disposent certes ni de prise en charge sociale ni de bourse ni d’aucune sorte d’aide. Mais cela n’empêche  nullement de condamner avec la plus grande fermeté ces intellectuelles qui sillonnent les couloirs du temple du savoir, les grandes avenues ou les lieux de loisirs, prétendument par nécessité. A l’instar de bien des jeunes filles abandonnées à leur propre sort, mais dignes, elles auraient pu trouver l’humilité et l’effort nécessaires pour mettre en œuvre des stratégies de survie qui leur permettraient de préserver leur chasteté et leur honneur.

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Quand vous fouillez leur sac, vous trouverez des préservatifs et autres objets contraceptifs ainsi que des effets de toilette.

  Nous constatons par ailleurs que la plupart des filles qui s’adonnent au commerce du sexe ont chacune un fiancé officiel; connu de leur famille ou de leur entourage et qui est, le plus souvent, un élève ou un étudiant préoccupé par des problèmes personnels de survie. Le pauvre, nourrissant des rêves d’adolescent, ignore, pour la plupart, tout des activités de sa bien aimée à qui il propose  même le mariage. Ce sont ces filles, prostituées instruites, qui financent souvent les sorties dans les soirées dansantes ou les boites de nuit avec leur ami, naïf et cocus à la fois. Ne méconnaissant rien des conséquences néfastes  de la prostitution, ces filles intellectuelles qui se baladent le plus souvent avec des préservatifs (en cas d’une éventuelle rencontre imprévue) maitrisent parfaitement toutes les méthodes et techniques contraceptives. Un tour devant les écoles de formation professionnelle à la fin des cours ou une petite promenade du côté de certains centres d’accueil peut éditer sur la réalité et l’ampleur de ce triste fait social.

   Les clients souvent bien choisis roulent en voitures de luxe et fréquentent régulièrement les casinos ou d’autres milieux huppés et branchés de la ville. Il faut les voir se stationner tous les jours à partir du crépuscule devant le portail du Claudel ou à la grande porte qui deviennent subitement un vaste parking de stationnement. Et les filles sortir une à une comme en défilé de mode et s’engouffrer dans ces voitures ou monter à califourchon sur le scooter de leur conjoint. On se croirait à un départ de rallye Paris-Dakar.     

smd1@live.fr

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